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Vestiaire,
écrivain public, banque alimentaire, accompagnement des chômeurs,
soutien aux demandeurs d'asile… : les Frats de la Mission Populaire
multiplient les initiatives face à la précarité.

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Nous avions besoin d'argent à La Rochelle. L'affluence à la braderie de
Bordeaux nous a donné l'idée de faire la même chose à la Frat. On a
d'abord accroché les vêtements sur des tringles à rideaux… Ce fut
rapidement un véritable succès. Et c'est maintenant la clé du
financement de la Frat. "
Nicole
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Le vestiaire est l'action la plus intensive et la plus chaleureuse à la Frat. C'est aussi celle qui rapporte le plus. Mais c'est aussi fascinant
que difficile. Mais si un jour je suis fatiguée et découragée, deux
jours après, ça me manque ! "
Michelle
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La banque alimentaire permet de distribuer aux familles les plus pauvres
les vivres nécessaires à leur quotidien. La queue est lente et les gens
impatients. Ça ne se passe pas toujours très bien. Alors nous avons eu
l'idée de créer un petit salon pour attendre. Les gens apprennent
désormais à attendre dans la bonne humeur. Je leur apporte du café et
des gâteaux, et même des livres. Ce salon leur permet de retrouver leur
dignité tout comme les livres leur apportent un petit quelque chose de
plus culturel. Ce n'est plus du simple assistanat et on ne se bouscule plus
pour la nourriture. "
Nicole
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Tout le monde a été pris de court pour l'hébergement des demandeurs
d'asile, passé en trois ans à La Rochelle de 10 ou 15 demandes annuelles
à plus d'une centaine. La Frat est devenue la seule solution d'un
possible hébergement (elle possède deux studios et quatre chambres
d'accueil). Nous avons ouvert nos locaux jeunesse les nuits d'hiver, tout
en militant pour une réflexion et des solutions collectives avec la ville
et les associations. "
Bryan
Témoignage
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Le 30 mai 2002, je foulais le sol de la France par l'aéroport Charles de
Gaulle. Sans famille, sans connaissance, mes recherches ont abouti à vos
associations en septembre. Le 16 septembre, grâce à vos conseils et
votre guide, j'ai obtenu de la Préfecture un récépissé de ma demande
de statut de réfugié. Aussi, depuis mon premier contact avec vous, je me
sens comme dans une famille d'accueil et vos conseils m'ont permis
d'acquérir quelques-uns de mes droits parmi lesquels le droit à la
santé et celui à l'hébergement même si je ne suis pas encore logé. A
mi-chemin de ce long périple que j'ai entamé avec vous, voici venu
l'année 2003. Je me joins à ces milliers d'êtres venus de tous les
coins du monde, pour qui vous êtes devenus la famille, pour vous
souhaiter mes vœux de succès et surtout de bonne santé à toutes vos
deux associations. "
Adou
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